https://apliut2023.sciencesconf.or
L’APPROCHE PAR COMPÉTENCES EN LANGUES DE SPÉCIALITÉ
*Périgueux, **1er au 3 juin 2023*
L’approche par compétences est une démarche éducative qui place
l’apprenant·e au centre de son apprentissage et qui vise le
développement des compétences (ou les /skills/ en anglais) liées au
métier auquel il et elle est formé·e. Issue du monde de l’industrie dans
les années 1960 aux États-Unis, cette approche a été saluée pour sa
rupture franche avec des méthodes d’enseignement plus transmissives des
connaissances. Dans le paysage contemporain, la notion de « compétence »
au singulier, ou encore « compétences » au pluriel, demeure difficile à
définir de façon satisfaisante (Boutin, 2004). En effet, s’agit-il de
capacités ou d’habilités (comme pour un médecin ou un professeur) ou
alors d’objectifs à atteindre et des standards de performance ?
Dans un contexte d’enseignement-apprentissage des langues et selon les
préconisations du Conseil de l’Europe (2001, p. 82-101), il conviendrait
de faire la distinction entre les compétences dites /générales/ (savoir,
aptitudes et savoir-faire, savoir-être, savoir-apprendre) et celles
dites /communicatives langagières /(linguistiques, sociolinguistiques et
pragmatiques). Quant à son application dans un contexte de langues de
spécialité, il est attendu que les enseignant·e·s et les apprenant·e·s
adaptent ces préconisations et les façonnent selon les besoins du métier
visé, en adéquation avec la perspective actionnelle (CECRL, 2001, p. 15)
qui recommande une correspondance entre les tâches scolaires et les
futurs actes de la vie professionnelle que l’apprenant·e aura à
accomplir dans la langue étrangère.
En tant qu’approche novatrice dans l’enseignement supérieur, l’approche
par compétences se focalise davantage « sur les démonstrations du savoir
plutôt que sur le savoir lui-même » (Boutin, 2004, p. 29). De plus, si
les compétences de littéracie (lire, écrire) sont travaillées depuis
deux siècles (Romero, 2017), les « compétences du XXI^e siècle » et
notamment les littéracies numériques et multimodales (voir Romero,
2017 ; Dede, 2010) semblent devenir de plus en plus indispensables avec
la grande disponibilité des outils numériques et la normalisation des
technologies éducatives (Pellerin, 2017).
Dans le contexte des Instituts Universitaires de Technologie (IUT), avec
le passage du DUT au BUT, la notion de compétence est au cœur des
programmes nationaux avec l’acception suivante : « une compétence est un
« savoir-agir complexe, s’appuyant sur la mobilisation et la combinaison
efficaces de ressources internes et externes à l’intérieur d’une famille
de situations » » (Tardif, 2006, p.22),//les ressources désignant les
savoirs, savoir-faire et savoir-être dont dispose un individu et qui lui
permettent de mettre en œuvre la compétence dans une situation
professionnelle. Sous cet angle, les langues ne sont qu’une ressource à
prendre en compte dans l’acquisition et la consolidation d’une
compétence, ressource qui peut être mobilisée par le biais de Situations
d’Apprentissage et d’Évaluation, en d’autres termes de tâches
authentiques professionnelles destinées à développer et évaluer les
compétences.
Ces Situations d’Apprentissage et d’Évaluation sont à rapprocher des
situations cibles prônées par les pionniers de /l’English for Specific
Purposes/ (Hutchinson & Waters, 1987, p. 59). Depuis ses origines, les
langues de spécialité accordent la primauté aux besoins spécifiques des
apprenant·e·s auxquels les enseignements de langues doivent répondre.
L’approche par compétences réconcilie les différents courants qui ont
traversé la didactique des langues de spécialité, d’une approche
initiale linguistique (les savoirs) en passant par une approche
fonctionnelle (les savoir-faire) et cognitive (les savoir-être), centrée
sur l’apprenant·e et fondée sur la résolution de problèmes, avec
l’objectif de le/la rendre actif·ve, lors de tâches qui ont du sens et
qui favorisent son engagement dans l’activité.
En considérant les Situations d’Apprentissage et d’Évaluation comme des
simulations globales, qui donnent à l’apprenant·e l’opportunité de
pratiquer les savoirs, savoir-faire et savoir-être du monde
professionnel, les enseignant·e·s de langues ont toute leur place dans
ces situations, qui permettent de contextualiser les apprentissages.
Leur mise en œuvre en revanche apparait moins évidente. Depuis le
décloisonnement des matières, l’articulation de l’enseignement des
langues avec celui des ressources du cœur de métier constitue un défi à
relever par les enseignant·e·s des langues de spécialité.
Enfin, l’approche par compétences ne devrait pas être perçue seulement
comme une démarche pédagogique choisie par l’enseignant·e, mais il
demeure nécessaire que les apprenant·e·s prennent conscience, de leur
côté, de la nécessité de développer ces compétences en y adhérant.
Comment alors aborder la question du développement des compétences, sans
réfléchir au préalable à la capacité d’apprenant·e à penser, à agir par
soi-même (Lahire, 2005) et de prendre en charge son propre apprentissage
(Holec, 1981) ? Autrement dit, comment concevoir l’approche par
compétences sans avoir considéré la notion de l’autonomie de
l’apprenant·e dans toute sa complexité (Little et al., 2017) ?
Le 43^e Congrès de l’APLIUT invite les enseignant·e·s et les
chercheur·euse·s à explorer ainsi les problématiques liées à l’approche
par compétences dans son acception la plus large. On s’intéressera non
seulement à la notion de l’approche par compétences proprement dite
(Tardif, 2006), mais aussi aux usages que font les enseignant·e·s dans
leurs propres secteurs d’enseignements respectifs afin de travailler les
compétences identifiées. Il pourrait s’agir des compétences langagières
spécialisées ciblées par le secteur Lansad (Langues pour Spécialistes
d’Autres Disciplines) mais aussi des compétences liées au cœur de métier
comme en IUT.
Les propositions de communications s’inscriront dans au moins un des
trois axes suivants :
*Axe 1 : Identification des compétences* : comment identifier les
besoins des apprenant·e·s lorsqu’on enseigne une langue ou une langue de
spécialité ? Quels sont les savoirs et les savoir-agir complexes
nécessaires en situation professionnelle aujourd’hui ? S’agit-il
simplement des demandes du monde du travail auxquelles nos formations
devront s’adapter ou bien d’un agir plus large, qui comporte, par
exemple, des valeurs républicaines ou civiques ? Quid de l’autonomie de
l’apprenant·e ?
*Axe 2 : Formation aux compétences* : quelles pédagogies prévoir pour
former aux compétences identifiées ? Quels dispositifs de formations et
quelles stratégies d’enseignement utiliser au profit du développement
des compétences ? Quelle place des langues dans les Situations
d’Apprentissage et d’Évaluation ? Comment allier les connaissances et/ou
des savoir nécessaires avec les savoir-agir ? Que peuvent nous apporter,
pour une approche par compétences pertinente, les pédagogies actives
(ex. l’apprentissage par projet, l’apprentissage par l’action) ? Quelle
posture devraient adopter les enseignant·e·s qui s’appuient sur cette
approche pour leurs formations ? Quelles compatibilités entre autonomie
de l’apprenant·e et approche par compétences ?
*Axe 3 : Évaluation des compétences* : comment évaluer les compétences
identifiées et enseignées ? Quelle évaluation dans les Situations
d’Apprentissage et d’Évaluation ? Les apprenant·e·s réussissent-ils et
elles mieux avec l’approche par compétences ? Y a-t-il un meilleur
apprentissage langagier si celui-ci est ancré dans la spécialité de
l’apprenant·e ? Quelle est la part de l’autonomie de l’apprenant·e dans
sa propre évaluation ? Quelle autoévaluation penser dans le cadre de
l’approche par compétences ( le portfolio par exemple) ?
Modalités de soumission
Les communications pourront être proposées en anglais, en français ou en
espagnol. La proposition, accompagnée d’un titre et d’un résumé de
200-250 mots, sera étudiée par les membres du comité scientifique du
Congrès APLIUT 2023. Elle doit être déposée sur le site Sciencesconf
(https://apliut2023.sciencesconf.org
<https://apliut2023.sciencesconf.org/>) avant le 15 janvier 2023. Pour
cela, il est obligatoire de créer/ avoir un compte. Une sélection
d’articles longs seront publiés dans la revueRecherche et pratiques
pédagogiques en langues de spécialité
<https://journals.openedition.org/apliut/>après une évaluation en double
aveugle. Au cas où vous rencontrez des difficultés, vous pouvez envoyer
un mail à :
*Carmenne Kalyaniwala : **carmenne.kalyaniwala@univ-lorraine.fr
<mailto:carmenne.kalyaniwala@univ-lorraine.fr>*
*Références*
* Boutin, G. (2004). L’approche par compétences en éducation : un
amalgame paradigmatique. /Connexions, 81/(1), 25-41.
https://doi.org/10.3917/cnx.081.0025
<https://doi.org/10.3917/cnx.081.0025>
* Conseil De l’Europe. (2001). /Cadre européen commun de référence
pour les langues : apprendre, enseigner, évaluer/. Paris : Didier.
* Dede, C. (2010). Comparing frameworks for 21st century skills. /21st
Century Skills: Rethinking How Students Learn, 20/, p. 54-57.
* Holec, H. (1981). /Autonomy and foreign language learning/ (1ère
édition 1979, Strasbourg : Conseil de l’Europe). Oxford : Pergamon.
* Hutchinson, T. & Waters, A. (1987). /English for Specific Purposes.
A Learning-Centred Approach. /Cambridge : CUP.
* Lahire, B. (2005). /L’esprit sociologique/. Paris : La découverte.
* Little, D., Dam, L. Legenhausen, L. (2017). /Language Learner
Autonomy: Theory, Practice and Research/. UK : Multilingual Matters.
* Pellerin, M. (2017). L’usage des technologies numériques pour le
développement de compétences multimodales en littératie au 21e
siècle. /Éducation et francophonie, 45/(2), 85–106.
https://doi.org/10.7202/1043530ar <https://doi.org/10.7202/1043530ar>
* Romero, M. (2017). Les compétences pour le XXI^e siècle. Dans
Romero, M. Lille, B., & Patino, A. (Eds.) /Usages créatifs du
numérique pour l’apprentissage au XXI//^e // siècle/. PU Québec.
* Tardif, J. (2006). /L’évaluation des compétences : Documenter le
parcours de développement/, Chenelière Éducation.
CFP journée internationale d’études hybride (présentiel/ distanciel) : “Une matrice diasporique à tisser: l’héritage des afro descendantes dans les Amériques”/ “Weaving the diasporic matrix: the heritage of Black women in the Americas”.
“Une matrice diasporique à tisser : l’héritage des afrodescendantes aux Amériques »
L’accession au pouvoir d’afrodescendantes a été à l’origine de puissants changements dans les Amériques. Pendant plusieurs siècles, ces représentantes de la Diaspora se sont battues pour obtenir leur liberté, le droit de voter, l’équité au travail, puis se sont employées à améliorer la condition socio-économique, culturelle et citoyenne de leurs communautés. En contribuant ainsi à la transformation progressive de la nation, elles ont investi le champ de la représentation et de l’action politique. Malgré l’adversité, cette union a relevé le défi d’un « humanisme révolutionnaire » (Lee, 2015) en tissant une toile inclusive intégrant d’autres femmes à la matrice du pouvoir. De nombreux exemples d’activisme et de solidarité émaillent ainsi l’histoire coloniale et postcoloniale des Amériques et révèlent la puissance de cette chaîne de transmission qui relie l’Afrique à la Grande Caraïbe et à l’Amérique continentale.
Les prémices de l’agentivité afro-diasporique féminine se manifestent d’abord au cours des luttes anti-esclavagistes. Parmi les noms des héroïnes les plus célèbres, on retiendra, à titre non exhaustif, ceux de la reine angolaise Nzinga Mbande, farouche adversaire des négriers portugais, de Victoria « Toya » Montou alliée de Dessalines pendant la révolution haïtienne, de la reine Nanny, symbole national de la résistance marronne en Jamaïque, de Lumina Sophie et la mulâtresse Solitude, très impliquées dans les insurrections déclarées en Martinique et en Guadeloupe, ou encore celui d’Harriet Tubman qui s’est battue toute sa vie pour offrir la liberté aux esclaves fugitifs d’Amérique du Nord, de Sojourner Truth et, plus près de nous, Rosa Parks et Angela Davis. Cette liste, qui pourrait s’allonger à l’envi, met en exergue l’exemplarité du combat pour la liberté et la dignité mené par les afrodescendantes aussi bien sur le sol africain que dans les nations d’Amérique. À défaut d’avoir pu renverser à elles seules le système biopolitique du « Nouveau Monde » (Kamugisha, 2019 : 166-200), toutes ces femmes ont directement, et considérablement, œuvré à la défense des droits et intérêts de leur communauté. Ce faisant, elles ont acquis leurs lettres de noblesse en montrant qu’il est toujours possible de tirer le meilleur parti de l’adversité en tissant avec la Diaspora une matrice de solidarité et de d’auto-détermination.
Ce n’est pas un hasard si un siècle après l’abolition de l’esclavage par la Grande-Bretagne, en 1933, Mary Mc Leod Bethune a créé le « Black cabinet », ancien « Conseil fédéral des Affaires Noires », dont l’un des accomplissements majeurs était de créer des opportunités d’emploi pour les Afro-Américains à une époque où ils y avaient difficilement accès. Plus récemment, en 2005, Condoleeza Rice, secrétaire d’Etat sous le gouvernement Bush, ou encore Loretta Lynch, procureur général sous le gouvernement Obama, ont fait la fierté des membres de leur communauté ethnique. On ne pourrait passer sous silence l’influence de Michelle Obama, première dame des Etats- Unis, tant sa carrière a été un modèle de solidité et de compétence sur le plan professionnel, dont elle a renforcé la crédibilité aux côtés de son époux, Barack. L’élection de Joe Biden comme Président des Etats-Unis semble aussi avoir joué un rôle de catalyseur dans la succession des nominations de femmes noires à des postes de pouvoir. Nous pensons en premier lieu à la vice-Présidente des États-Unis, Kamala Harris, de mère indienne et de père jamaïcain, à qui l’artiste cubaine-américaine Maria-Magdalena Campos-Pons a dédié sa performance When we gather, mais aussi à la martiniquaise Karine Jean-Pierre, porte-parole à la Maison Blanche, ou encore à Ketanji Onyika Brown Jackson, première femme noire nommée juge assesseur à la Cour Suprême en 2022.
Dans le champ des identités diasporiques, culture et politique sont intimement liées (Hall, 1990). De telles affinités font souvent écho aux problématiques d’artistes et écrivains engagés à la cause de l’agentivité féminine noire, comme le démontrent la plasticienne nord-américaine Kara Walker et la photographe-performeuse jamaïcaine Renée Cox, à travers leurs explorations radicales de la race, du genre et de la sexualité, ou encore d’illustres romancières comme, parmi tant d’autres, Jamaica Kincaid, Edwige Danticat, Maryse Condé et Simone Schwartz-Bart, toutes issues de la diaspora caribéenne/américaine.
Le champ des arts et littératures semble particulièrement propice à générer de telles connexions, comme en témoigne le foisonnement de publications parues au cours des deux dernières décennies (Francis, 2016 ; Altamini et alii ; 2018, Célestine, 2020 ; etc.) dans lesquelles on retrouve de nombreux exemples de solidarité, voire de partenariat, entre les auteures de nationalités différentes. Si de telles avancées ont surtout vu le jour à partir des années 1950, on soulignera, toutefois, l’antériorité de traditions sororales telles que l’héritage tangible du patchwork, grâce auquel des solidarités de tous genres ont pu se tisser dès le 19ème siècle en Amérique du Nord, en vue de conserver la mémoire du lien décolonial et des luttes émancipatrices menées aux Amériques.
Une attention particulière envers les signes de solidarité diasporique assemblés au fil des âges constituera pourra donc être accordée à de telles jonctions. Elle formera, sans doute, la pierre de touche d’un édifice intellectuel à venir dont les fondations théoriques et pragmatiques entrent dans une dynamique projective. Les panélistes pourront, à cette intention, s’inspirer des pistes problématiques suivantes pour élaborer leur questionnement :
– Comment ces femmes noires se sont- elles hissées à de telles positions ?
– Quels sacrifices ont-elles consenti à faire pour y parvenir ?
– Quelles sont la nature et la dynamique du lien qui les unit ?
Dans leur prolongement, notre conférence se propose d’analyser le parcours fascinant de ces femmes noires, afin de comprendre comment elles ont réussi à gravir les échelons d’une société souvent hostile à leur ascension, mais dont elles ont su maîtriser les codes pour mieux la conquérir.
Les propositions de contributions, d’une vingtaine de minutes, devront parvenir sous forme d’abstract (400 mots maximum), à Dr. Nathalie Bouchaut et M. Yannick André d’ici le 20 novembre 2022. Une notification d’acceptation parviendra aux contributeurs le 27 novembre 2022. La conférence se tiendra à l’Université des Antilles, Pôle Guadeloupe le mardi 14 février 2023, en hommage au Black History Month. Pour tout renseignement complémentaire, merci d’adresser vos demandes à :
Dr. Nathalie Bouchaut, MCF : nathalie.bouchaut@univ-antilles.fr,
M. Yannick André, MCF-A : yannick.andre@univ-antilles.fr
Keywords
Diaspora, Black Women, Americas, Gender Studies, Decolonial Studies.
Comité scientifique:
– Dr. Gladys Francis, Professeure des Université, Howard University
– Dr. Nathalie Bouchaut, MCF études Anglophones, Université des Antilles
– Dr. Cheikh Nguirane, MCF études Anglophones, Université des Antilles
– Dr. Jaime Aragon Falomir, MCF études études hispanophones, Université des Antilles
CFP SAGEF – Congrès SAES juin 2023
À l’occasion du prochain congrès de la SAES, qui aura lieu du 1er au 3 juin 2023 à l’Université Rennes 2, l’atelier de la SAGEF accueillera des communications en lien avec le thème « Transmission(s) ». Le texte de cadrage est disponible à l’adresse https://congres2023.saesfrance.org/textes-de-cadrage/
La SAGEF prévoit 3 séances (dont une sous forme de table-ronde), et lance donc un appel à communications:
1) Table-ronde : Sororités : pratiques et transmissions
2) Atelier : Le matrimoine dans le monde anglophone
3) Atelier action-recherche: « craftivism »
Les propositions de communication, en français ou en anglais, d’une longueur de 250 mots environ, ainsi qu’une courte bio-bibliographie (250 mots maximum), sont à envoyer à tamara.boussac@univ-paris1.fr et margaret.gillespie@univ-fcomte.fr avant le 5 décembre 2022.
Call For Papers
Congrès de la SAES. Université de Rennes 2 – 1–3 juin 2023
« Transmission(s) »
Atelier de la Société des anglicistes sur les femmes, le sexe et le genre (SAGEF)
1) Table-ronde : Sororités. Pratiques et transmissions
Cette table ronde sera l’occasion de réfléchir à la notion de sororité et à sa pratique et ses transmissions dans le milieu académique et/ou militant. Les participant.e.s sont invité.e.s à faire circuler leur texte, en français ou en anglais, en amont de la séance, dont le contenu sera rappelé en quelques minutes au début de la table ronde afin de faciliter les échanges.
Les propositions de participation à la table-ronde, à laquelle prendront part certain.e.s des membres du bureau de la SAGEF, seront les bienvenues.
2) Atelier : Le matrimoine dans le monde anglophone
L’héritage, pratique ancestrale permettant la transmission de savoirs et de biens matériels ou culturels est une constante qui traverse les civilisations et contribue à leur enrichissement. Il est souvent question de patrimoine pour faire référence au résultat de pratiques de transmissions intra-familiales (biens légués par les ascendants) ou plus largement sociétales. Bien que le terme « patrimony » existe en anglais pour faire référence au patrimoine dans sens d’héritage culturel, le matrimoine, notion récemment revisitée par la littérature féministe (tout particulièrement en sciences humaines et sociales ainsi que dans le domaine des arts), se traduit difficilement en anglais, le terme « matrimony » étant considéré comme équivalent à « mariage ».
Ainsi se pose la question de la présence du matrimoine dans le monde anglophone, de ses traductions, acceptions et déclinaisons. Comment la question de l’héritage léguée par les femmes à travers les arts et les diverses formes de capital culturel, économique et social se manifeste-t-elle dans le monde anglophone ? Dans quelle mesure le matrimoine est-il (in)visibilisé?
Cet atelier tentera de répondre à ces questions à travers diverses expressions du matrimoine, telles que la dénomination des noms de rues, des statues et autres monuments mettant en valeur la contribution des femmes à la société dans l’espace public, la place des femmes dans les canons littéraires et artistiques. La sphère privée sera également examinée en questionnant par exemple la transmission mère-fille. Nous appelons également des communications sur la question du politique. Comment les structures sociales, les rapports de domination et le patriarcat façonnent-ils le matrimoine en l’annihilant ou au contraire en le célébrant ? Les propositions pourront couvrir l’ensemble des pays, territoires et régions du monde anglophone dans la fiction, le cinéma et les séries, ainsi que dans les structures sociales et politiques.
Les propositions de communication (d’une durée de 20 minutes), en français ou en anglais, d’une longueur de 250 mots environ, ainsi qu’une courte bio-bibliographie (250 mots maximum), sont à envoyer à tamara.boussac@univ-paris1.fr et margaret.gillespie@univ-fcomte.fr avant le 5 décembre 2022.
3) Appel à projets pour l’atelier action-recherche “craftivism” : La Matrice Matrimoine
Cet atelier porte sur la création d’un projet de craftivisme qui réunira de multiples interprétations – positives ou non – du matrimoine dans le monde anglophone. En travaillant sur les notions de matriarcat et de matrimoine (terme qui n’a pas d’équivalent en anglais, correspondant aux travaux en cours en français), nous nous intéresserons à la façon dont les organisations sociales, voire familiales, sont menées par des femmes, et aux modes de transmission, d’une génération à l’autre, au féminin, des connaissances, des compétences, des biens matériels, des traits de caractère et des idées politiques.
À titre indicatif, voici quelques exemples des axes de réflexion possibles :
· Identifier des moments spécifiques de l’histoire contemporaine anglophone où le matriarcat a contribué à « sauver la mise » ;
· Identifier et reconnaître les contributions matriarcales des personnes racisé·es;
· La critique des comportements et des croyances imposés au sein des communautés féminines et leur transmission d’une génération à l’autre ;
· La citoyenneté au féminin et ses modes de transmission/d’apprentissage ;
· Les matriarcats littéraires et leur impact ;
· Un récit personnel de l’impact du matriarcat sur votre propre vie.
Bien que les femmes pratiquent le craftivisme depuis des siècles, les définitions plus officielles du craftivisme apparaissent vers 2003. Allant au-delà de l’interprétation du craftivisme comme mot valise comportant « craft » et « activism », Betsy Greer (USA) a décrit la pratique comme « une façon de voir la vie où l’expression des opinions par la créativité rend votre voix plus forte, votre compassion plus profonde et votre quête de justice plus infinie ». La définition de Greer relie l’expression d’un avis personnel aux sentiments de compassion et à la valeur de la justice par l’entremise de la créativité. Le craftivisme est un moyen de prise de pouvoir social.
À l’heure où l’accès à l’avortement est devenu très limité aux États-Unis, il est plus important que jamais de maintenir la transmission du savoir et la solidarité entre les communautés féminines.
Précisions techniques :
· Les projets soumis sont des carrés (ironique, mais logistiquement pratique) d’un minimum de 15 cm (+ 0,5 cm de marge de couture) et d’un maximum de 25 cm (+ 0,5 de marge de couture).
· Tous les supports sont les bienvenus : crochet, tricot, broderie, patchwork, peinture, sérigraphie, impression laser sur tissu, photos, vinyle, etc. Il est préférable que le projet soit réalisé sur une base textile, mais le papier est également acceptable, en poids de 180 à 300 grammes.
· Les participants feront une brève présentation (d’une durée de 5 minutes) de leur carré pendant le panel, et ensuite, nous assemblerons la Matrice Matrimoine.
Propositions de projets :
Toute personne est invitée à soumettre son carré, quel que soit son niveau d’expertise.
Les propositions de projet doivent comprendre 250 mots présentant les enjeux véhiculés par sa création et précisant le média qui sera utilisé, ainsi qu’une courte bio-bibliographie.
Lors des « Rendez-vous SAGEF » à venir, une session en ligne est prévue au mois de mars pour aider à préparer les aspects techniques de cet atelier.
English version : 1) Round table: Sisterhood
Coordinated by members of the SAGEF executive committee, this round table aims to reflect upon the notion of sisterhood and its dissemination and practice in academic and / or activist contexts. Participants are invited to circulate their paper prior to the session, though each paper will also be briefly summarized at the beginning of the discussion. We are keen to welcome a wide range of proposals in this new workshop format.2) Workshop: Matrimoine in the English-speaking world
The concept of heritage as an ancestral practice whereby knowledge, possessions and cultural capital are passed on down through the generations is a constant across civilisations and enhances their value. ‘Patrimony’ is a term often used to refer to what is passed on within a family group (the estate bequeathed by one’s forebears) or more broadly within the context of society at large. In this sense the meaning of the English term ‘patrimony’ can be said to be very similar to that of patrimoine in French, in that both convey the idea of cultural heritage. However the French term matrimoine —a notion that has recently been revisited in feminist texts from the human and social sciences as well as in the arts—translates rather more awkwardly into English given that ‘matrimony’ is generally considered as synonymous with ‘marriage.’
To what extent then can matrimoine be said to exist in the English-speaking word? How might the term be translated, understood and conceptualized? How does the notion of a heritage passed down from woman to woman in the arts and the many forms of cultural, economic and social capital find concrete expression? Or rather, should matrimoine be considered a silenced concept, still waiting for a voice?
This workshop will attempt to answer at least some of these questions as it turns its attention to diverse expressions of women’s heritage such as street names, statues and other monuments in the public space celebrating women’s contribution to society, as well as the place of women in literary and artistic canons. Contributions focusing on the public political sphere or the private domestic space (such as the knowledge and practices passed down from mother to daughter for instance) are also equally welcome. How have social structures, power hierarchies and patriarchy succeeded in creating women’s heritage even as they erase it? Have they also actually successfully showcased it? We invite proposals from all areas of the English-speaking world be they centered on social and political structures or cultural representation (literature and the visual arts).
Proposals (+/- 250 words) for 20-minute papers in English of French, together with a short bio-biblio (250 words max) should be sent to tamara.boussac@univ-paris1.fr and margaret.gillespie@univ-fcomte.fr by 5 December 2022.
3) Call for Craftivism Project Proposals: Matriarchy Matrix
A participatory, project-based research workshop
This panel will focus on creating a craftivism piece that represents multiple interpretations, celebratory or not, of Matriarchy in the Anglophone world. As we work on ideas of Matriarchy and matrimoine (which has no real equivalent translation in English corresponding to current on-going work in French), we are interested in how social organizations, or even families, are led by women, and how knowledge, skills, material goods, character traits, and political ideas are transmitted from one generation to another.
Potential topics are not limited to but include:
· Pinpointing specific moments in contemporary history when the Matriarchy contributed to “saving” the day;
· Identifying and recognizing matriarchal contributions from people of color;
· Criticism of imposed behaviors and beliefs amongst female communities and their transmission from one generation to another;
· Women teaching women to be citizens;
· Literary matriarchies and their impacts;
· A personal storytelling of the impact of matriarchy on your own life.
Although women have been practicing craftivism for centuries, more official definitions of craftivism appear around 2003. Going beyond the unpacking of craftivism as craft + activism, Betsy Greer (USA) has described the practice as: “A way at looking at life where voicing opinions through creativity makes your voice stronger, your compassion deeper and your quest for justice more infinite.”[1] Greer’s definition binds the tool of the voice with feelings of compassion and the value of justice via creativity. Craftivism is a means of empowerment.
At a time when abortion access has become limited in the United States, it is more important than ever to maintain the transmission of knowledge and solidarity amongst female communities.
Projects Details:
· Submissions are squares (ironic, but logistically practical) of a minimum 15 cm (+ 0.5 cm of seam allowance) and a maximum of 25 cm (+ 0.5 of seam allowance).
· Any media is welcome: crochet, knitting, embroidery, quilting, painting, screen printing, laser printing on fabric, photos, vinyl, etc. It is preferable that the project be on a textile base, but paper is acceptable as well, in 180–300-gram weight.
· Participants will give a brief (5 minute) presentation of their square during the panel, and then, we will assemble the Matriarchy Matrix.
Project Proposals:
Anyone is welcome to submit their square, regardless of level of expertise.
Project proposals should include 250 words explaining the argument of the square and an indication of the media to be used as well as a few sentences reflecting the contributor’s bio.
A SAGEF on-line session is scheduled the month of March to help prepare the technical aspects of this workshop.
[1] Sophie Freeman, “How we define Craftivism”, craftivist-collective.com
Accessed 5/5/2022. https://craftivist-collective.com/blog/2010/06/how-we-define-craftivism-by-sophie-freeman/
Vendredi c’est PhD, c’est reparti!

CFP Revue Etudes Canadiennes/Canadian Studies
La revue Études Canadiennes/Canadian Studies annonce un numéro spécial sous
la direction de Sandrine Ferré-Rode (Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines), rédactrice invitée, associée à la rédactrice-en-chef de la revue, Laurence Cros (Université Paris Cité), sur le thème : « 70 ans après le Rapport Massey : État des lieux de la culture
et des politiques culturelles au Canada ».
Appel sur le site de la revue : https://journals.openedition.org/eccs/373
La date limite d’envoi des propositions est le 1er décembre 2022. Les articles complets seront à envoyer le 1er février 2023.
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The journal Études Canadiennes/Canadian Studies is pleased to announce a
special issue directed by Guest Editor Dr. Sandrine Ferré-Rode (Université
de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines), in association with Editor-in-Chief Dr. Laurence Cros (Université Paris Cité) on the theme: “70 Years after the Massey Report: an Assessment of Culture and Cultural Policies in Canada”.
Complete CFP on the journal’s website :
https://journals.openedition.org/eccs/373
The deadline for submission of proposals is December 1st, 2022. Full articles will need to be submitted by February 1st, 2023.
Congrès SAES Rennes – Atelier 10, A.R.T.S : Histoire des arts, pays anglophones
Chers et chères Collègues,
Comme chaque année, l’atelier de la société A.R.T.S (Société française d’études des arts visuels des pays anglophones) accueillera vos communications portant sur les arts du Moyen-Âge à nos jours, à l’occasion du 62ème Congrès de la SAES 2023 (du 1er au 3 juin 2023).
Toutes les formes de média artistiques pourront être étudiées, en se concentrant plus particulièrement sur la thématique retenue pour le Congrès : « Transmission(s) ».
Nous vous invitons à partir du texte de cadrage du Congrès de Rennes (notamment ce qui concerne le rôle des institutions culturelles, https://congres2023.saesfrance.org/textes-de-cadrage/), et à vous laisser inspirer par nos propositions et nos pistes de recherche :
· La transmission d’un médium artistique à un autre : par exemple le passage du dessin à la gravure, mais aussi de l’aquarelle à la peinture, ou encore du tableau au jardin. L’aquarelle de paysage développée, aux Pays-Bas au XVIIème siècle, trouva un essor particulier au XVIIIème siècle en Angleterre. A la même époque se développa en Grande-Bretagne une école nationale de la gravure de traduction qui permit de transmettre plus largement les thèmes de l’aquarelle et de la peinture. On a souvent parlé d’arts frères pour la peinture et le jardin mais qu’en est-il vraiment des transferts ? On pourra ainsi s’attacher à comprendre l’évolution d’un médium artistique à un autre, les facteurs de cette contamination, ainsi que la porosité entre les différents arts visuels.
· La transmission de formes artistiques par les artistes, par le biais de déplacements, d’exils ou de leur apprentissage académique, offrira des sources de réflexion variées. Par exemple, la vogue des miniatures anglaises, à partir de l’époque Tudor et jusqu’au XIXème siècle, attira de nombreux miniaturistes étrangers et permit les premiers développements de l’art du portrait en Angleterre. A contrario, la peinture de paysage anglaise s’inspire d’abord du XVIIème hollandais, français et italien ; elle trouvera ensuite son essor au début du XIXème siècle au travers de Constable, Turner ou Bonington. En retour et par échos, elle inspirera en France, de nombreux peintres intéressés par leurs recherches sur la lumière et la couleur, de l’école de Barbizon aux Impressionnistes.
· La notion de transmission pourra aussi être étudiée d’un point de vue plus théorique : la théorie des « schèmes visuels », développée par Ernst Hans Gombrich dans Art & Illusion, nous éclaire par exemple sur l’apprentissage iconographique de l’artiste et son héritage visuel. Elle nous montre qu’afin de produire de nouvelles œuvres l’artiste se fonde impérativement sur des précédents de l’histoire des arts plutôt que sur sa propre imagination. Les participant.e.s de l’atelier pourront ainsi interroger le vaste champ de la transmission des sources iconographiques, toutes époques ou médiums artistiques confondus, sans oublier l’accroissement de celle-ci par l’avènement de pratiques artistiques multiples, comme la photographie ou le numérique.
· A contrario, on n’oubliera pas la capacité des arts moderne et contemporain à remettre en question la transmission des normes artistiques, par exemple en accentuant les déséquilibres, les écarts ou décalages avec les motifs traditionnels. Ainsi, on pourra s’intéresser aux ruptures avec la transmission historique, allant jusqu’au besoin d’éradiquer les figures traditionnelles dans l’art, comme nous l’a récemment montré à Bristol le déboulonnage de la statue de Colston. En termes de transmission, on pourra alors s’interroger sur la portée mondiale de ces opérations de réinterprétation critique de personnages qui avaient préalablement fait consensus, ainsi que sur leurs conséquences dans l’espace public.
· En termes de diffusion artistique, la transmission éditoriale, médiatique ou audio-visuelle des arts pourra également être questionnée. La vogue des recueils de gravures de la fin du XVIIIème siècle permit de faire connaître les œuvres et les monuments antiques du Grand Tour. Plus tard, ce fut aussi autour d’un recueil de gravure italien de Carlo Lasinio que les Préraphaélites se réunirent et se formèrent, inspirés par les écrits de Ruskin. Aujourd’hui, la tradition anglophone des beaux-livres plurilingues en co-éditions permet encore, en plus du numérique, la transmission mondialisée et relativement accessible d’un patrimoine visuel. Avec le centenaire de la BBC on pourra également s’intéresser à ses émissions artistiques grand public qui ont fait date, comme Civilisation, la série documentaire de Kenneth Clarke. L’accessibilité encore plus grande des productions numériques serait aussi à étudier. On pourrait encore se pencher sur le monde anglophone de l’édition d’art, essentiel à la diffusion de l’histoire de l’art par le biais de catalogues d’exposition, d’ouvrages scientifiques, ou d’essais, qui sont des sources pérennes de transmission artistique.
· Enfin, on pourra s’interroger sur la transmission que constitue l’œuvre elle-même : la tentation du critique d’attribuer une valeur didactique à tout travail artistique entretient le syndrome du « message » véhiculé par une œuvre. Comment appréhender et mieux mettre en valeur les différentes facettes de la transmission, en transcendant la seule fonction didactique pour mieux mettre en lumière les dispositifs par lesquels une œuvre communique jusqu’à nous.
L’atelier étant organisé sous forme de « table ronde », l’envoi préalable d’un PowerPoint avant le Congrès permettra d’organiser un temps d’échange plus important.
Merci d’envoyer vos propositions de communication d’une page maximum, en français ou/et en anglais dès que possible aux adresses suivantes :
Anne Béchard-Léauté : anne.francoise.leaute@univ-st-etienne.fr
Laurent Châtel : laurent.chatel@univ-lille.fr
Co-responsables de l’Atelier 10, A.R.T.S, Congrès SAES, RENNES.
Au plaisir d’échanger très bientôt avec vous.
Bien cordialement,
Anne Béchard-Léauté et Laurent Châtel
Anne Béchard-Léauté ,
Maître de conférences
Université Jean Monnet, Saint-Etienne, ECLLA UR
Études visuelles britanniques, XXe-XXIe siècles
&
Laurent Châtel
Professeur Université de Lille, CECILLE ULR4074
Histoire culturelle et études visuelles britanniques XVIIIe-XIXe siècles
CFP Journée d’études du réseau “Traduire les voix minoritaires” consacrée au travail des jeunes chercheurs.euses
Appel à communications : Journée d’études du réseau « Traduire les voix minoritaires »
consacrée au travail de jeunes chercheur·euses
Toulouse, 11 mai 2023
Le réseau Traduire les Voix Minoritaires a été fondé par six membres des laboratoires CAS (Université Toulouse Jean-Jaurès) et PRISMES (Sorbonne Nouvelle) à la suite du colloque international “Traduire les minorités linguistiques des sphères anglophone et francophone”, qui s’est tenu en ligne en mai 2021. Après un premier cycle de séminaires thématiques proposé par le réseau au printemps 2022, le deuxième a débuté à l’automne 2022 et se poursuivra jusqu’en juin 2023.
Au cours de ces deux cycles de séminaires, les séances ont pris différentes formes, entre communications, ateliers ou encore présentations de projets en cours, reflétant le dynamisme de la discipline et de la thématique. De fait, nous avons pu proposer des séances autour de sujets variés (multilinguisme, littérature jeunesse, etc.), autour d’angles de réflexion spécifiques (études postcoloniales et décoloniales, études de genre, etc.), mais également autour de pratiques traductives, comme l’autotraduction ou la traduction audiovisuelle. La variété de ces sessions témoigne de l’interdisciplinarité impliquée dans la recherche récente en traductologie, en particulier dans le domaine de la traduction des voix minoritaires.
Les recherches du réseau se placent en effet dans une dynamique de décentrement, vers une étude de la marge et/ou du non-standard, tout comme les disciplines et domaines critiques mentionnés plus tôt. Ainsi la recherche permet-elle ainsi de rendre visibles et audibles les voix de groupes minoritaires variés, allant des langues, variétés régionales et sociolectes aux langues issues de pays anciennement colonisés et de diasporas, en passant par les voix féminines/féministes et les parlers jeunes ou queers. Les enjeux traductologiques liés à ces voix font émerger des problématiques pour les traducteur·rices, qui doivent prendre en compte les rapports de force entre les langues, les mécanismes de réception de l’altérité et le positionnement du sujet traduisant et du lectorat, entre autres.
Suite à ces explorations, le réseau organisera le 11 mai 2023 sa première journée d’études à l’Université Toulouse Jean-Jaurès. Le but de cette journée sera de valoriser le travail des jeunes chercheur·euses ainsi que de favoriser le lien entre collègues en début de carrière issu·es de disciplines touchant à la thématique principale. On considérera ainsi l’interdisciplinarité et les liens avec, par exemple, la sociolinguistique et l’analyse du discours, la stylistique, la littérature comparée, les études de genre, les études postcoloniales, les études audiovisuelles, etc.
La forme de l’événement évoluera à mesure de la journée : la matinée sera dédiée à des présentations de projets de recherche, de sujets de thèse et de réflexions en cours de développement, dans le domaine de la traduction des voix minoritaires. Ces projets de recherche peuvent porter sur des textes de fiction ou de non-fiction, sur des documents écrits ou audiovisuels, etc.
L’après-midi prendra le format d’ateliers de réflexion et/ou de pratique, plus interactifs, qui pourront porter sur les thèmes et supports suivants (liste non-exhaustive) :
- discussion autour de textes traduits et/ou écrits traductologiques,
- méthodologie de la recherche en traductologie,
- lien de la discipline avec la pratique traductive,
- traitement des voix minoritaires dans le monde de l’édition,
- réception et diffusion de textes présentant des voix minoritaires.
Tout au long de la journée, les diverses interventions pourront également être l’occasion d’explorer les stratégies de traduction pouvant être invoquées dans le but de « décentrer » le regard du traducteur, comme la retraduction, la traduction collaborative ou encore la traduction militante. La journée sera également l’occasion pour les jeunes chercheur·euses intervenant·es et les autres participant·es d’amorcer un panorama de la recherche existante et en cours dans le domaine de la traductologie et des voix minoritaires.
Nous invitons donc les doctorant·es et jeunes chercheur·euses à nous envoyer des propositions d’intervention qui prendront la forme de communications classiques (environ 15 minutes), et qui présenteront des projets de recherche en rapport avec la traduction des voix minoritaires. Nous accueillerons des travaux axés sur les sphères francophone et anglophone, mais également sur d’autres sphères linguistiques, tant que l’une des langues de traduction est l’anglais ou le français. Il est également possible de nous faire parvenir des propositions d’ateliers interactifs autour de questions de méthodologie ou de pratique.
Les propositions de communication (de l’ordre de 300-400 mots, en français ou en anglais), accompagnées d’une courte notice bio-bibliographique, sont à envoyer à l’adresse suivante : traduireminorites.tract@gmail.com avant le 31 janvier 2023. Une réponse sera donnée fin février.
Pour s’abonner à la liste de diffusion du réseau : https://forms.gle/6HPqkSRorGui6gHu8
Site web : https://tradminling.hypotheses.org/
Compte-rendu des Journées d’Octobre 2022
Le compte-rendu des Journées d’Octobre de la SAES qui se sont tenues à Paris est disponible sur le site de la SAES. Il peut intéresser certain.e.s doctorants, notamment en ce qui concerne les épreuves de CAPES et d’Agrégation externes d’anglais.
Nous félicitons chaleureusement la lauréate du Prix de la Recherche SAES/ AFEA 2022, Marine Bellégo, pour son ouvrage Enraciner l’Empire: une autre histoire du jardin botanique de Calcutta, paru aux Editions du MNHN en 2021. Félicitations également aux deux autres finalistes, Monica Latham pour Virginia Woolf’s Afterlives : The Author as Character in Contemporary Fiction and Drama, Routledge Autobiography Studies, 2021 et Linda Pillière pour Intralingual Translation of British Novels. A Multimodal Stylistic Perspective, Bloomsbury Academic, 2021.
Vendredi c’est PhD
Les Vendredi c’est PhD sont de retour! Venez discuter avec nous sur Meet, le troisième vendredi de chaque mois, sur les sujets qui vous intéressent.
Les thèmes de chaque séance seront annoncés quelques jours avant, mais vous pouvez d’ores et déjà noter les dates dans vos agendas:
18 novembre – Venez faire connaissance et échanger entre doctorants – un atelier pour bien commencer l’année!
lien de connexion : meet.google.com/ktu-gtjz-dfu
16 décembre – “Ecrire sa thèse” – Comment s’organiser, quels outils peuvent être utile pour rédiger, que faire ou ne pas faire pour mener à bien la rédaction de sa thèse…
lien de connexion : meet.google.com/tft-oenh-hsw
20 janvier – Zotero and Co, les outils du doctorant
lien de connexion :meet.google.com/ktu-gtjz-dfu
17 février – Le CSI / Financer sa thèse
lien de connexion : https://u-bordeaux-fr.zoom.us/j/84995412750
17 mars – Les réseaux de la recherche
lien de connexion : LA SEANCE DE CE SOIR EST ANNULEE POUR DES RAISONS TECHNIQUES
28 avril – Les réseaux de la recherche
lien de connexion : https://meet.google.com/wrr-uhfn-smz
19 mai
lien de connexion :
Les liens de connexion seront communiqués ultérieurement. Si vous avez envie d’aborder un sujet en particulier, n’hésitez pas à nous contacter!
Les Doctoriales – thème “La Transmission” – Université de Rennes 2 – 1er-3 Juin 2023
Questions disciplinaires
« Le but d’une encyclopédie est de rassembler les connaissances éparses sur la surface de la terre ; d’en exposer le système général aux hommes avec qui nous vivons, et de les transmettre aux hommes qui viendront après nous. »
Cette citation de Denis Diderot revient sur l’idée d’une transmission traditionnelle : verticale, obligatoire, considérée comme positive puisque portée sur la connaissance. D’ailleurs, la transmission, celle de connaissances, est le propre des activités de l’enseignant-chercheur, du professeur, du doctorant, que ce soit par ses communications, ses cours ou ses écrits. Or, ce dernier étant toujours une figure d’autorité dans ces différentes postures d’enseignement, il semble s’inscrire dans la continuité d’une transmission verticale, transmission qui soumettrait l’apprenant (récepteur de la transmission) au transmetteur de la connaissance.
Cette transmission verticale est remise en cause depuis les dernières décennies, et dans le podcast LSD sur la transmission de 2017 (France Culture), on parle même de crise de la transmission. Cette crise trouve ses origines dans plusieurs problématiques soulevées par la transmission. Quel doit être son contenu ? N’est-il pas parfois négatif ? De quelle(s) manière(s) est-il possible de bien transmettre ?

Nos disciplines diverses peuvent nous permettre de comprendre les facettes diverses de cette transmission. En effet, l’histoire est la compréhension du passé qui permet de comprendre notre présent mais ce n’est possible que par la transmission d’informations. Puis, la linguistique et le langage sont essentiels à la transmission qui est souvent verbale. Quant à la littérature, on y trouve des personnages approuvant, rejetant ou réinventant la transmission.
L’obligation de la transmission
Le rapport de différentes personnes ou personnages à la transmission soulève la question primordiale de l’obligation dans la transmission. Ceux qui l’approuvent vont s’en charger et ceux qui la rejettent, refuseront de le faire. Alors, pourquoi transmettre serait-il une obligation et non un choix parmi d’autres ? Si la transmission était d’emblée une obligation, ou même une contrainte, nous ne serions plus libres de choisir. Et si la transmission n’était pas une obligation absolue mais relative, nous pourrions exercer un choix relatif dans cet acte (que transmettre et comment). En fait, l’idée de la transmission renvoie bien souvent à la transmission d’héritage et de traditions, surtout dans la sociologie. Prenons l’exemple de Pierre Bourdieu, qui par son déterminisme, suggère que ‘nos actes, et plus largement notre destin social’ sont déterminés par notre héritage. Ce dernier comporte une richesse économique certes, mais bien plus encore, un bagage culturel, familial et à plus grande échelle, social. Ce sont donc des ‘capitaux’ dont la transmission a lieu d’une personne à l’autre et d’une génération à la suivante. Bourdieu met l’accent sur l’importance de la transmission du patrimoine culturel dans nos sociétés contemporaines, une transmission porteuse est garante de stabilité et de continuité. Enfin, que se passerait-il si cette transmission n’avait plus lieu ? Fort probablement, son absence se fera sentir de façons bien profondes et diverses au sein de nos sociétés et de toutes ses unités et structures fondatrices.
L’absence de transmission
Parfois la transmission est tout simplement inexistante. Cette absence de transmission peut trouver un écho dans différents champs disciplinaires : patrimonial, artistique… En effet, la transmission ne se fait pas de la même manière entre hommes et femmes, père et fils ou fille, maître et élève masculin ou féminin… Cette absence de transmission pourrait ainsi être interrogée au prisme du genre.
Le rejet de la transmission
L’histoire de l’art peut se lire comme une succession de mouvements qui se construisent parfois en opposition les uns par rapport aux autres. Ainsi le néoclassicisme du XVIIIe siècle réagit aux extravagances du rococo, ou encore l’impressionnisme remet en question les principes académiques de la représentation picturale. Le même phénomène peut se vérifier dans d’autres champs disciplinaires, et interroge dans ce cas la notion de rejet de la transmission. Quand la transmission d’un modèle emprisonne ou véhicule un savoir obsolète, quels sont les moyens d’y échapper ?
Le renouveau de la transmission
Même si un renouveau de la transmission est à concevoir, il y a des domaines où l’on voit déjà de nouvelles manières de transmettre mais aussi les outils de transmission évoluer. D’ailleurs, quand la transmission s’avère difficile voire impossible, que ce soit pour des raisons physiques, psychiques ou matérielles, comment l’adapter pour qu’elle s’effectue tout de même ? On peut penser aux enseignements adaptés qui permettent la transmission malgré les différents profils des apprenants : DYS, trouble autistique … Les inégalités de genre rendent également la transmission de certaines matières plus délicates. (la bosse des maths n’existe pas, Clémence Perronnet)
Les propositions de 500 mots maximum, accompagnées d’une courte notice biblio-biographique, rédigées en français ou en anglais, devront être envoyées à l’adresse suivante (college.doctorants@gmail.com) avant le 17 décembre 2022. Les Doctoriales sont une occasion pour tous les doctorants de nous enrichir de leur travail de thèse, que ce dernier s’insère dans le thème de la transmission ou non. Si vous souhaitez nous parler de votre sujet, n’hésitez pas à envoyer également un abstract.
P.S Pour accéder directement au texte de cadrage du Congrès de la SAES, vous pouvez cliquer sur ce lien https://congres2023.saesfrance.org/textes-de-cadrage/
Compte-rendu Doctoriales et Assemblée Générales du congrès 2020
Les Doctoriales
C’est avec grand plaisir que nous avons organisé et accompagné les doctoriales 2021, virtuelles par nécessité, en lieu et place du congrès de Tours. Vous avez été nombreux à répondre au rendez-vous zoomesque, et nous vous en remercions.
Au cours de cette demi-journée (si courte !) nous avons eu le plaisir d’entendre Adèle Combes et Colin Lemée nous parler de la santé mentale des doctorants, l’une pour l’association Vie de Thèse et l’autre pour le collectif Doctopus. Ils nous ont exposé les résultats de leurs enquêtes respectives. L’enquête de Vie de Thèse portait sur la qualité de vie en doctorat, et plus précisément sur les questions, entre autres, de violences psychologiques et sexuelles. Celle de Doctopus portait sur la santé mentale et la satisfaction au travail, l’occasion d’explorer en profondeur le sentiment de culpabilisation et le syndrome de l’imposteur. Les chiffres qu’ils ont présentés sont certes glaçants, mais nous espérons qu’à travers vos échanges et vos questions, vous avez pu trouver un certain soutien, et surtout, réaliser que nous sommes tous ensemble dans cette situation et que nous lutterons ensembles. Rappelons ces paroles de Colin ; agissez aussi tôt que possible (ce n’est effectivement pas toujours facile) et surtout protégez-vous ! Ne restez pas isolé.e dans une situation ambiguë.
Nous avons ensuite eu le plaisir d’entendre Simon Grivet, historien du droit et de la justice aux Etats-Unis à l’université de Lille, lequel nous a présenté le Wiki section 11, un outil pour davantage de transparence dans les sélections de MCF, que nous espérons voir étendre également aux sélections de PRAG et d’ATER. Nous le remercions chaudement pour cette démarche courageuse, qui bénéficie à tous.
Enfin, la dernière présentation de la demi-journée fut celle de Vanessa Bonnet, professeure agrégée d’anglais, en 3eme année de doctorat à l’université Nice Côte d’Azur, et rattachée au Laboratoire Interdisciplinaire Récit Culture et Société (LIRCES). qui nous présenta une réflexion enthousiasmante sur le nonsense chez Marvin Peake, intitulée “Le nonsense chez Peake : une renaissance qui passe par la transgression.” Nous vous encourageons chaudement à aller lire les articles qu’elle a rédigés, lesquels sont disponibles sur le site du LIRCES.
Ensuite, et comme de tradition, nous avons utilisé le temps qu’il nous restait afin de prendre vos suggestions pour l’année à venir, notamment pour les prochains thèmes du Vendredi, c’est Ph.D et pour échanger sur nos recherches et nos statuts de doctorant.e.s. Nous espérons vous voir à nouveau nombreux aux journées de septembre !
Par ailleurs, si vous avez raté cette information, le congrès de la SAES 2022 aura lieu à Clermont-Ferrand. Nous travaillerons sur un modèle hybride afin de réunir un maximum d’entre nous, là encore.
L’assemblée générale
L’Assemblée Générale du 60ème Congrès de la SAES s’est tenue le vendredi 04 juin en ligne. Ce rapide résumé se propose de vous faire un compte-rendu des informations ayant trait aux doctorant.e.s de la SAES.
En ouverture de l’assemblée, la Présidente, Alexandra Poulain, a adressé une pensée particulière aux doctorant.e.s en fin de thèse qui ont dû renoncer à une soutenance publique. Parmi les informations susceptibles de vous intéresser, nous avons noté celles-ci:
- Les Journées de septembre de la SAES auront lieu les 10 et 11 septembre prochains, en ligne, lors desquelles nous, vos représentantes des doctorant.e.s échangeront (le samedi 11 septembre au matin) avec vous sur vos préoccupations autour du doctorat.
- Le prochain Congrès de la SAES aura lieu du 02 au 04 juin 2022 à Clermont-Ferrand autour du thème des Failles, en écho au patrimoine volcanique de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
- De même, le congrès ESSE 2022 aura lieu à Mayence en Allemagne du 29 août au 02 septembre.
L’Assemblée Générale a également été l’occasion de connaître les heureux et heureuses lauréat.e.s des bourses de recherche de la SAES. Le bureau de la SAES a souhaité rappeler que le nombre de demandes de bourses qu’ils et elles reçoivent, est considérable. Ces demandes font l’objet d’une double évaluation par un membre de la SAES et un membre de l’AFEA. Le bureau a rappelé qu’il était important de fournir un budget précis et plausible de ses activités, en précisant explicitement la somme demandée, et que le projet ne concerne qu’un seul voyage d’étude.
Enfin, le bureau de la SAES étudie la possibilité d’ajouter un.e doctorant.e au bureau, en sus du Collège des Doctorant.e.s. Cette possibilité sera discutée et soumise aux votes probablement au prochain Congrès de la SAES, afin que la nouvelle mesure soit mise en place dans deux ans.
Vendredi, c’est Ph.D : Matériels et Matériaux de thèse (session du 20/11/20)
Les doctorant.e.s de la SAES se sont réunis ce vendredi 20/11 autour du thème « matériel et matériaux de thèse. » Le but était d’aborder une partie importante, transversale et souvent peu explorée du travail de thèse : le matériau même de la thèse : les objets que nous exploitons pour développer notre recherche.
De notre tour de table, il est ressorti que nous travaillons tous sur des matériaux très divers, allant de matériaux disparus (les part books de pièces universitaires), encore en gestation (les témoignages de femmes irlandaises que devra collecter Elisa) ou putatifs (les archives dans lesquelles Etienne espèce trouver des éléments mais inaccessibles pour le moment) aux matériaux si dense qu’il faut utiliser des logiciels pour le traiter (Sophie, Marie-Pierre pour certaines parties de sa thèse) en passant (et sans que ce soit exclusif) par les matériaux difficiles à trouver dont l’obtention à elle-seule mériterait qu’on leur donne la thèse (Sophie NT et Virginie).
Ces échanges ont été très productifs, car ils ont permis de réaliser que, même si nous travaillons sur des thèmes extrêmement différents, l’approche du matériau était, elle, transposable, et nous pouvions partager nos techniques, nos expériences, nos questionnements et nos réflexions.
De là, nous avons donc échangé sur notre matériel de thèse : tous ces éléments pratiques et essentiels nous permettant de mener à bien notre thèse. Nous en avons tiré une liste d’outils qu’il est utile de partager :
- Sur les bibliothèques en ligne où télécharger des sources primaires et/ou secondaires:
Archive (matériel très ancien)
EEBO pour les textes anciens
Le groupe Facebook « bibliothèque solidaire »
- Sur le style MLA:
- Sur l’usage de logiciels de scanners sur téléphone:
Text Fairy
Camscanner
- Sur l’analyse de corpus:
logiciel Antconc ou Alceste
analyse de contenu (cf. Laurence Bardin. L’analyse de contenu)
- Sur les enquêtes de terrain
Les textes (articles scientifiques) : jstor.org
Il faut rechercher les auteurs principaux dans le domaine concerné
les entretiens: établir une liste de questions (en coll. avec le directeur/la directrice de thèse); demander l’autorisation pour enregistrer les entretiens afin de ne pas oublier des points essentiels (ce qui risque d’arriver si on prend des notes à la main)
les questionnaires :
· quel support? https://www.webquest.fr/ ou en papier
· en direct ou par un intermédiaire (si quelqu’un de proche des enquêté.e.s peut faire l’intermédiaire pour partager les questionnaires papier)
l’observation
- Bibliographie sur le sujet
https://areaparis4.files.wordpress.com/2017/01/biblio-enquc3aate-de-terrain.pdf (fourni par le labo junior AREA, Sorbonne Université Lettres)
Vos représentantes du Collège des Doctorant.e.s de la SAES
Bonjour à tous.tes ! Please scroll down for English.
Les nouvelles élues au Collège des Doctorant.e.s de la SAES sont ravies de se présenter à vous. À nous trois, nous souhaitons vous assurer la meilleure représentation possible, et vous aider à mieux vivre et à valoriser vos travaux de recherche.

Marie-Pierre VINCENT est en quatrième année à Sorbonne Université (Lettres). Sa thèse, consacrée aux représentations des résistances à la gentrification dans le quartier de Hoxton/Shoreditch à Londres (2008-2019) est encadrée par Claire Charlot. Elle est A.T.E.R. à l’Ecole de Management de Paris 1.

Rhody-Ann THORPE est en troisième année de thèse à l’Université du Littoral et de la Côte d’Opale. Son sujet porte sur les politiques éducatives dans les sociétés postcoloniales à partir des années 40 et la thèse est réalisée sous la direction d’Imelda Elliott. Rhody-Ann est également enseignante à Sciences Po Lille.

Gwendoline GUY est en sixième année de thèse à l’université de Paris (Paris 7). Sa thèse porte sur l’influence des pièces universitaires jouées au sein des collèges de l’université de Cambridge au seizième siècle sur l’émergence du théâtre public anglais. Ce travail est encadré par Ladan Niayesh. En parallèle de ces activités de recherche, Gwendoline occupe un poste d’A.T.E.R au sein de la Faculté des Affaires Internationales de l’Université du Havre.
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Dear all,
We, the newly elected representatives of the Collège des Doctorant.e.s de la SAES are very happy and excited to introduce ourselves to you. The three of us aim to defend your interests as best as we can and to assist you in your projects. We would also like to bring visibility to your research.
Marie-Pierre VINCENT is a fourth-year student at the Sorbonne Université. Her work pertains to the way anti-gentrification resistance has been represented in Hoxton/Shoreditch (London) between 2008 and 2019 and is supervised by Claire Charlot. Marie-Pierre also works as an Assistant Lecturer at Paris I’s school of Management.
Rhody-Ann THORPE is a third-year doctoral student at the Université Littorale de la Côte d’Opale. She is examining higher education policies in postcolonial societies from the 1940s onward and is supervised by Imelda Elliott. In addition to undertaking this ambitious project, Rhody-Ann also teaches at Sciences Po Lille.
Gwendoline GUY is a sixth-year student at the Université de Paris (Paris 7). She is assessing how the plays performed in the University of Cambridge in the sixteenth century influenced the rise of the English Public Theatre and she is supervised by Ladan Niayesh. Gwendoline also teaches as an Assistant Lecturer at the Université Le Havre-Normandie, in the Faculté des Affaires Internationales.
Elections des représentant.e.s du Collège des doctorant.e.s de la SAES
Vous trouverez ici les professions de foi des trois candidates aux élections des représentant.e.s du Collège des doctorant.e.s de la SAES
Marie-Pierre VINCENT (Sorbonne Université)
Chères et chers doctorant.e.s et membres de la Société des Anglicistes de l’Enseignement Supérieur,
Nous sommes appelé.e.s à élire au sein de la SAES, trois nouveaux.elles représentant.e.s des doctorant.e.s. Par la présente et avec plaisir, je vous propose ma candidature. Je suis actuellement en quatrième année de thèse en civilisation britannique à Sorbonne Université (Lettres) sous la direction de la Professeure Claire Charlot et nouvellement ATER à Panthéon-Sorbonne (à la suite de trois ans de contrat doctoral).
Déjà représentante des doctorant.e.s de mon équipe d’accueil (Histoire et Dynamique des Espaces Anglophones, EA 4086), je souhaiterais plus largement m’investir auprès des doctorant.e.s anglicistes, et ayant tout particulièrement à cœur de nous représenter, je me porte aujourd’hui candidate à cette élection.
En conséquence, je m’engage tout d’abord à me montrer disponible et à votre écoute, afin de relayer au mieux vos attentes, vos besoins et vos questionnements quant au doctorat. En ce sens, je souhaite, en collaboration étroite avec les deux autre représentant.e.s qui seront élu.e.s, continuer le travail rigoureux et minutieux de mes prédecesseur.se.s.
Je m’engage ainsi, à participer activement aux Assemblées Générales de la Société et à diffuser les comptes-rendus en ligne. Je m’engage à relayer vos interrogations et vos propositions pour optimiser la communication entre le bureau de la SAES et vous. Je
m’engage également à organiser le bon fonctionnement des Doctoriales lors des Congrès annuels de la Société. Je m’engage enfin à faire vivre le carnet Hypothèses (le Carnet des Doctorant.e.s de la SAES) et la page Facebook du Collège des doctorants de la SAES. Je continuerai, sur les pas de mes prédécesseur.e.s, ainsi à communiquer les annonces d’événements, mais aussi à faciliter l’accès à des ressources utiles pour les doctorant.e.s anglicistes.
En espérant recevoir votre confiance pour vous représenter, Marie-Pierre VINCENT
Rhody-Ann THORPE (Université du Littoral Côte d’Opale)
Chères doctorantes et chers doctorants,
Par la présente lettre, je vous fais part de ma candidature à l’élection des représentants doctorants au Collège de la SAES.
Etudiante en troisième année de doctorat à l’Université du Littoral Côte d’Opale (ULC0) à Boulogne-sur-Mer au sein de l’Unité de Recherche sur l’Histoire, les Langues, les Littératures et l’Interculturel (HLLI 4030), je réalise une thèse en politiques éducatives dans les sociétés post-coloniales.
J’ai déjà eu le plaisir de jouer le rôle de représentant dans des organisations diverses, que ce soit en tant que vice-présidente de l’association des jamaïquains de France, en tant que relai territorial de l’association 100 000 Entrepreneurs ou bien en tant qu’enseignante-référente pour les séjours linguistiques des étudiants de LEA à l’ULCO de 2017 à 2019. En effet, en tant qu’enseignante d’anglais (poste que j’occupe également à Sciences Po Lille depuis Septembre 2019), je connais bien le milieu universitaire notamment au niveau administratif ; et je suis toujours en contact avec les étudiants qui sont à plusieurs stades de leurs études.
Avec mes expériences, je propose donc de :
- Participer efficacement aux réunions du Collège doctoral et de diffuser les comptes
rendus. - Représenter au mieux de mes capacités les intérêts des doctorants au sein du Collège
doctoral en étant le relai de vos attentes et demandes - Faciliter les contacts inter-doctorants par l’organisation de rencontres physiques et
virtuels
Merci de votre soutien.
Rhody-Ann THORPE
Gwendoline GUY (Université du Havre)
Chères doctorantes et doctorants,
Nous devons, en ce mois de septembre, élire nos représentants au sein du collège des doctorants de la SAES. Ces représentants auront pour devoir de porter la voix des doctorants au sein de la SAES et d’organiser plusieurs évènements clés, tels que les doctoriales en Juin, et la partie des journées de septembre où la parole est donnée aux doctorants pour exprimer leurs besoins et leurs idées.
Actuellement en cinquième année de doctorat, et adhérente de la SAES depuis trois ans, je connais intimement les différents aspects de la vie des doctorant.e.s et suis à même de vous représenter afin de défendre nos intérêts communs et de proposer des projets en adéquation avec les besoins des jeunes chercheurs et chercheuses que nous sommes.
Pour mener à bien mon mandat, je m’engage à :
❖ Me montrer disponible et à l’écoute des doctorants de la SAES, où qu’ils soient.
❖ À participer de manière actives aux réunions et aux prises de décision au sein de la
SAES.
❖ À organiser des doctoriales et des journées thématiques accessibles à tous.
❖ À soutenir les doctorants dans leurs démarches administratives auprès de leurs rectorats
respectifs, comme je le fais déjà au sein du Collectif des Doctorants de Versailles.
❖ À valoriser les prises de parole et à organiser des actions autour de la santé mentale des
doctorants et de leur situation souvent précaire.
En espérant pouvoir vous représenter, veuillez accepter mes salutations les plus cordiales
Gwendoline Guy
Confinement et doctorat : quelques ressources
Si la fermeture des bibliothèques et des laboratoires complique considérablement les recherches et la rédaction de la thèse, de nombreuses mesures d’accès ouvert viennent en aide aux doctorants. Voici quelques ressources pour continuer à mener à bien son projet en ces temps difficiles.
RESSOURCES EN LIGNE
- La bibliothèque numérique de la BnF, Gallica, demeure fidèle au poste.
- Un équivalent américain, Hathitrust, comprend également de nombreux ouvrages.
- L’ONG Internet Archive propose des milliers de textes, films, enregistrements, etc.
- Pour les doctorants qui travaillent sur des périodes anciennes, Google Books peut également s’avérer utile.
- Du côté des articles et ouvrages universitaires francophones, Isidore recense les collections de nombreuses plateformes en accès ouvert (HAL, OpenEdition, Erudit, etc.).
- En fonction des accès de vos bibliothèques universitaires, vous pouvez également consulter JSTOR et Cairn, sont particulièrement fournis.
Mesures spécifiques au confinement
De nombreuses initiatives se déploient pendant le confinement. En voici un échantillon – n’hésitez pas à nous écrire à college.doctorants@saesfrance.org si vous en connaissez d’autres !
- Plusieurs éditeurs ouvrent leur catalogue, la liste est à consulter sur OpenEdition, ici.
- La BIS fournit également l’accès à son catalogue numérique, sur demande.
- De manière plus globale, de nombreuses universités proposent de nouveaux abonnements. Pensez à vous renseigner auprès de votre bibliothèque universitaire !
- Internet Archive lance la National Emergency Library, où figurent de nombreuses ressources pour les chercheurs et les enseignants.
- British History Online rend également son catalogue disponible, c’est ici.
Quelques liens pour rédiger sa thèse
En ces temps troublés, il peut être particulièrement difficile de se concentrer ou de trouver du sens à son travail. Si le plus important demeure de prendre soin de soi pour affronter cette période, voici cependant quelques liens vers des articles où puiser quelques conseils pour se (re)mettre à la rédaction.
- Un joli texte d’un chercheur en sciences de l’antiquité.
- Un article du site The Dissertation Coach.
- Et toujours, la conférence Assieds-toi et écris ta thèse.
Les communautés en ligne
Les communautés virtuelles peuvent s’avérer d’un soutien précieux en ce moment, alors que les doctorants sont parfois isolés, ou du moins coupés de leurs collègues. En dehors des nouvelles régulières que vous pouvez prendre de vos camarades de thèse ou des membres de votre communauté scientifique, il existe de nombreux groupes ou comptes de réseaux sociaux qui peuvent rompre l’isolement. Ciel mon doctorat, que vous connaissez sans doute pour leurs GIFS, vient de lancer un groupe Facebook d’aide à la relecture. Si vous le souhaitez, vous pouvez également poster, de manière libre, sur la page Facebook du Collège des doctorants de la SAES. Pensez également à Twitter, si vous disposez d’un compte ! On y trouve de nombreuses sociétés savantes et chercheurs qui partagent leur expérience quotidienne de la recherche.
Culture générale
Pour finir, quelques idées de liens pour penser un peu à autre chose :
- L’excellent site OpenCulture, qui recense films, livres, images et cours en ligne gratuits.
- UbuWeb, où trouver textes et films de grands écrivains et réalisateurs.
- Les représentations gratuites de l’Opéra.
- Un lien vers 10 visites de musées en ligne.
- Les représentations de la Comédie française.
- Les représentations du Globe Theatre dès le 6 avril.
Un très grand courage à toutes et à tous !
