Les journées de la SAES ont eu lieu les vendredi 6 et samedi 7 septembre 2019 à l’Institut Anglophone à Paris. Nous étions présents pendant la plénière (les comptes rendus des différentes interventions ont été publiés sur le site de la SAES) et nous avons organisé une réunion avec les doctorant·e·s de la SAES le samedi 7 septembre de 13h à 14h.
Compte rendu du questionnaire sur le comité de suivi individuel
Le bureau nous a accordé un temps de
parole durant lequel nous avons pu faire un retour d’expérience sur le comité
de suivi individuel (CSI). Il s’agissait là de la deuxième édition du
questionnaire, le premier ayant été réalisé entre juin et septembre 2007 par le
précédent bureau du Collège des doctorant·e·s. Nous avons cette année obtenu 58
réponses, contre 52 pour la première édition du questionnaire. Les résultats ne
sont pas nécessairement représentatifs des situations de tou·te·s les doctorant·e·s,
mais permettent malgré tout de dresser quelques constats.
Si les doctorants qui ont répondu au
questionnaire concernant le CSI 2017-2018 ont souligné que ce dernier leur
offrait un regard neuf sur leur travail, une manière efficace de vérifier
l’avancée de leurs recherches, une occasion de s’exprimer sur leur thèse devant
des chercheurs confirmés, ainsi que des pistes méthodologiques ou
bibliographiques, plusieurs d’entre eux soulèvent des irrégularités.
En effet, 15 doctorants ont signalé la
présence de leur directeur de thèse lors du comité, ce que l’arrêté du 25 mai
2016 fixant le cadre national de la formation et les modalités conduisant à la
délivrance du diplôme national de doctorat interdit pourtant : “les membres de
ce comité ne participent pas à la direction du travail du doctorant.” Ce point
nous semble particulièrement sensible dans la mesure où il vise à permettre la
prévention de “toute forme de conflit, de discrimination ou de harcèlement.”
Huit des doctorants qui ont rencontré des difficultés avec leur directeur de
thèse et qui ont répondu au questionnaire indiquent par ailleurs que le comité
ne leur a pas permis de résoudre ces problèmes – peut-être est-ce lié à la
présence du directeur lors du comité.
Douze doctorants indiquent également ne
pas avoir reçu de rapport à l’issue du comité. Or, l’arrêté stipule bien que le
comité “transmet un rapport de l’entretien au directeur de l’école doctorale,
au doctorant et au directeur de thèse”. Un autre doctorant précise avoir dû
remplir lui-même une partie de son rapport.
Enfin, un doctorant a déclaré que son
école doctorale n’a pas pu organiser de comités de suivi en 2017-2018. S’il
s’agit d’un cas isolé, ce point nous semble cependant inquiétant.
Si les résultats que l’on trouve dans la
présentation nous semblent bien montrer les disparités nationales qui résultent
sans doute de la souplesse de l’arrêté et qui posent parfois question, les
trois types d’irrégularités que nous avons soulevées plus haut nous paraissent
dignes d’attention.
Les résultats complets de l’enquête sont disponibles sur le site de la SAES.
Réunion des doctorants du 07/09/2019
L’ordre du jour était le suivant :
– Appel à candidature pour le remplacement
des représentantes. Un appel à candidature sera envoyé prochainement sur la
liste de diffusion et via la page Facebook. Les élections auront lieu lors du
congrès annuel de la SAES à Tours, en juin 2020.
– Nous avons évoqué le projet de création
d’un carnet de recherche pour les doctorant·e·s sur Hypothèses. Ce carnet
permettrait de faciliter l’accès à la publication aux doctorant·e·s et serait
l’occasion de publier les communications faites aux Doctoriales, ainsi que des
portraits de doctorant·e·s et des conseils pour la thèse. Des formats clairs
devraient être définis prochainement, afin de pérenniser le carnet.
– Préparation des prochaines doctoriales
et réflexions sur le thème « RenaissanceS » : l’appel à communication sera
envoyé prochainement.